Elisabeth BARBIER
Douleurs chroniques, prévention de la douleur aiguë, anxiété, phobies, troubles du sommeil, tabagisme, compulsions alimentaires, surpoids
La douleur, selon l’Association internationale d’étude de la douleur, est définie comme « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel ou décrite en terme d’un tel dommage».
Mais la douleur ne se réduit pas à un concept, elle est surtout ce qu’en dit le patient.
Mon expérience d’infirmière dans des services de chirurgie et depuis quelques années, dans un centre de cancérologie, à Paris, l’Institut Curie, m’a sensibilisée à la douleur.
Malgré l’arsenal pharmacologique et technique dont nous disposons, actuellement, pour soigner la douleur, cette prise en charge reste insuffisante.
Je me suis donc intéressée à l’hypnose comme outil antalgique complémentaire.
J’en vérifie quotidiennement l’efficacité dans ma pratique.
L’hypnose replace l’individu dans sa dimension psycho-corporelle, c’est-à-dire dans l’interaction entre l’esprit et le corps.
Elle permet au patient de prendre contact avec des ressources intérieures pour mieux apprivoiser la douleur.
Dans le cadre des *douleurs chroniques*, le travail hypnotique consiste à prendre du contrôle sur son corps et à le soulager.
En ce qui concerne, la *prévention de la douleur aigüe* (soins dentaires, actes chirurgicaux…), l’apprentissage de l*’auto-hypnose* réduit l’appréhension et modifie de manière bénéfique la perception de sensations désagréables et inconfortables.
Au-delà du traitement de la douleur, l’hypnose est une approche efficace pour lutter contre les *troubles anxieux, phobiques, du sommeil* et pour aider au contrôle de certaines *addictions* (tabagisme, compulsions alimentaires…) ainsi qu’à la perte de poids.